lundi 15 mars 2010

Huit Ministres candidats aux régionales battent la campagne pour le second tour

éditorial de lucienne magalie pons

Huit ministres de la majorité présidentielle battent la campagne quatre d’entre eux sont arrivés avec une courte tête d’avance au premier tour des élections régionales, le deuxième tour les attend au tournant avec à priori un sombre pronostic qui les situent chiffres à l’appui comme perdants dimanche prochain au second tour, face à la coalition de l’opposition de gauche.


Accablant pronostic que les cadres de l’UMP tenteront de renverser dans le courant de la semaine , selon la directive principale du message de mobilisation de son camp, que leur a délivré Nicolas Sarkozy au cour d’une réunion tenue hier avec ses collaborateurs avant 19 heures, à savoir «Il ne s'agit pas d'un vote sanction, puisque les Français ne se sont pas déplacés pour voter contre l'UMP »


A eux de jouer sur cette directive pour ramener une partie des abstentionnistes à eux.


Aucun pronostic ne peut être formulé dans cette hypothèse, les abstentionnistes du premier tour se répartissent traditionnellement en trois catégories, ceux qui ne se dérange jamais qu’au deuxième tour pour ne pas se déplacer deux fois de suite, ceux qui boudent le premier tour et qui ensuite se déplace au deuxième tour pour renforcer leur camp, enfin ceux qui traverse la vie sans se préoccuper de ce qui se passe en politique et ne votent jamais, mais sur ces trois catégories personne ne se hasarde à plaquer un pourcentage, d’où une inconnue qui pourra un peu bouleverser les prévisions actuelles.


Etat des lieux actuels du premier tour des élections régionales :


Les 4 « ministres-candidats- gagnants « éphémères » du premier tour :


Valérie Pécresse (UMP), ministre de l'Enseignement supérieur, a devancé très légèrement avec 27% des voix Jean-Paul Huchon (PS), on constate qu’elle ne possède pas de réserve de voix et selon toute vraisemblance ne pourra pas rivaliser avec le score du bloc de gauche (PS, Europe Ecologie et Front de gauche).

En Franche-Comté , Alain Joyandet ,Coopération, devance de deux points la sortante PS, Marie-Guyte Dufay, à 32,13% contre 29,86%., mais cette candidate PS devrait bénéficier du report des voix d'Europe Ecologie (9,36%) et du Front de gauche (4%) et comme le FN (13,14%) se maintiendra dimanche prochain, Alain Joyandet ne peut vraiment l’emporter.


Dans le Centre. Hervé Novelli, Commerce, artisanat et PME, devance très légèrement (29%) le sortant PS François Bonneau (28,22%). Là encore, le FN (11,21%) sera en lice le 21 mars et Hervé Novelli devra faire son deuil d’un report de voix.


- En Auvergne, Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur, 28,72 % presque à égalité (+ 0,69 % excusez moi du peu) avec le PS René Souchon 28,03%, ne peut ignorer que René Souchon peut compter sur une fusion avec les listes du Front de gauche (14,24%) et d'Europe Ecologie (10,69%).


Les 4 « ministres-candidats » battus du premier tour :


Dominique Bussereau (UMP, Transports) accuse un retard de neuf points même s'il frôle les 30% (29,46%). L'anciennne candidate socialiste à l'élection présidentielle.


Dans la bataille qui l'opposait en Poitou-Charentes à Ségolène Royal, Dominique Bussereau (UMP, Transports) accuse un retard de neuf points même s'il frôle les 30% (29,46%). L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.


Dans le Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron PS reçoit 29,16 % des voix alors que NC Valérie Létard (Technologies vertes) de la majorité présidentielle, accuse dix points derrière le sortant socialiste, avec 19% contre 29,16%, et qui plus est se trouve talonnée par Marine Le Pen (FN), qui réunit 18,31% des suffrages.


En Haute-Normandie, Bruno Le Maire (Agriculture) affiche 25%, soit dix points de moins que le socialiste Alain Le Vern (34,87%)., et avec 11,8% des voix, le FN entend se maintenir second tour.


En Aquitaine, Xavier Darcos (Travail) a obtenu 22,05 des voix alors que le Président sortant, Président des régions de France Alain Rousset (PS), le devance de quinze points à 37,63%, là encore le ministre candidat ne peut pas compter sur des voix MoDem au second tour Jean Lassalle MoDem qui a obtenu 10,43 % des voix est en position de se maintenir.


La ma jorité présidentielle en appel de voix pour le second tour

éditorial de lucienne magalie pons

Il y a quelques Jours Xavier Bertrand prédisait, avec une certitude incomparable égale à celle de Frédéric Lefebvre, un score qualifié de « Grand chelem » au profit de la majorité présidentielle pour le premier tour des élections régionale, mais c’était sans compter sur 53 % d’abstentionnistes et la fuite des voix Fn qui s’étaient ralliées à l’UMP aux précédentes élections et qui déçues se sont « rapatriées » dans leur parti d’origine,

Par contre la coalition de gauche qui se prépare est bien partie pour remporter un chelem régional au second tour.

Selon les estimations, le PS plafonne à 30% des voix, et devient le premier parti politique devant l'UMP crédité en raclant bien dans les urnes de (26 à 27%)


(les abstentionnistes représente eux 53 % des voix)


Au premier tour es socialistes arrivent en tête dans 12 des 22 régions métropolitaines, et, grâce à l'appui de leurs partenaires d'Europe Ecologie (12 à 13%) et du Front de gauche (6%), ils devraient faire au moins aussi bien au deuxième tour qu'en 2004, où ils avaient n'avaient échoué qu'en Alsace et en Corse.


Au second tour le FN finalement se posera en arbitre en se maintenant dans 12 régions, notamment pour ne pas les citer toutes, en Alsace, Centre, Franche-Comté et PACA, plus particulièrement convoitées par l'UMP où Jean-Marie le Pen, réalise un score inespéré de 20,29% en Provence-Alpes Côte d'Azur, ce qui fera l’affaire du PS puisque les électeurs FN ne se reporterons pas sur la majorité présidentielle, a moins de perdre leurs neurones entre-temps, ce qui ressortirait de la fiction.


Madame Martine Aubry , patronne d’un PS requinqué a déclaré réjouie après le premier tour : «Les Français ont envoyé un message clair et fort, ils ont aujourd'hui exprimé leur refus d'une France divisée, angoissée et affaiblie», en dépit d’une petite ombre au tableau pour le PS en Languedoc Roussillon , Georges Frèche, homme de gauche, s'impose avec près de 35%, devant la socialiste Mandroux et l'écologiste Roumégas sous la barre des 10%.


C’est avec sa verve habituelle que Monsieur Daniel Cohn Bendit leader d’Europe Ecologie d’Europe écologie a pu servir sur un plateau que le ministre de l'Immigration Eric Besson, qui avait conduit le débat controversé sur l'identité nationale, avait «réussi son coup, c'est-à-dire de faire remonter le FN».


Une contre performance qui vient s’ajouter au bilan négatif de la majorité présidentielle.


L 'UMP est au premier tour en tête dans 9 régions, mais faut bien admettre qu’elle n’a n'a que peu de réserve de voix en vue du deuxième tour. Les huit ministres candidats qui ont enregistrés risquent de perdre au second tour, les victoires toute relatives de Valérie Pécresse (Ile-de-France), d’ Alain Joyandet (Franche-Comté), de Hervé Novelli (Centre) et Alain Marleix (Auvergne), ne devraient pas se maintenir façe à la coalition de la gauche qui se met en place, aux dires des experts et commentateurs politologues. (voir la presse)


Sans parler des défaites de Dominique Bussereau (Poitou-Charentes), de Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais),de Bruno Le Maire (Haute-Normandie) et Xavier Darcos (Aquitaine), relégués à 10 ou 15 points de leur adversaire socialiste.


François Fillon reprend la direction de la campagne de la majorité présidentielle pour le second tour comme il l’a fait sans succès pour le premier tour pendant six jours , en cachant soigneusement sa déception, pour lui qui s’efforce de masquer en le relativisant l’ échec de soutien et l’échec de la majorité présidentielle , qui pourtant saute aux yeux de tout le monde, l’ 'abstention «ne permet pas de tirer un enseignement national» et «tout reste ouvert» pour le second tour.


Monsieur François Fillon est pourtant un homme politique respectable mais il se trouve inséré au sein d’une UMP sous domination clanique, il faut espérer que comme d’autres cadres de L’UMP le font déjà pour retrouver leur liberté d’actions et de paroles , Monsieur Fillon finira par comprendre qu’il n’est pas dans son intérêt de courber la tête sous l’aile sarkozienne en toutes circonstances.

C’est en retrouvant librement et démocratiquement sa pleine expression politique, sans plier à une la tutelle dominante des hommes du pouvoir en place, que ce parti, ses cadres et ses militants pourront reprendre du galon dans les régions.


Pour le MoDem, présidé par un homme seul qui n’a pas su se placer sur le terrain à force de tergiversations et d’appels contradictoires vers la gauche, vers le centre, vers la droite au fil des différents élections, il n’ à obtenu que 4% des voix au plan national et là encore par respect pour les adhérents du Modem et ses électeurs je n’en dirai pas plus, sauf à dire que le mieux que Monsieur Bayrou pourrait faire pour redonner du pep au Modem, serait qu’il s’efface de sa présidence.


En outre mer, en dépit de campagne de Marie Luce Penchard soutenue par Nicolas Sarkozy qui était venue la soutenir sur place, la liste Lurel (PS) a été nettement élue dès le premier tour


(Etat des lieux non exhaustif, mes compagnons Villepenistes auront à cœur de le compléter, le commenter ou bien même de le rectifier …. Je n’ai pratiquement pas fermé l’œil depuis hier soir jusqu’à maintenant 10 h 35 de ce Lundi, pour m’informer, noter réfléchir, rédiger et relater, mais j’ai pu oublier ou mal saisir quelques points importants)


dimanche 14 mars 2010

La majorité Présidentielle ne remporte pas le premier tour des élections régionales

par lucienne magalie pons on 15 Mar 2010 | Voir tous les articles de lucienne magalie pons

Le résultat du premier tour est très décevant pour la majorité présidentielle, l’UMP avec un résultat d’environ 26 % au plan national perd son rang de premier de la classe politique en France pour se situer derrière le PS qui a reçu la confiance des électeurs à 30%.

Le grand échec de tous les partis confondus c’est de ne pas avoir su attirer vers les urnes 52 % d’électeurs potentiels qui se sont abstenus de se présenter aux urnes.

Sur les plateaux de télévision, les cadres du parti présidentiel ont tenté d’accuser, avec peu de crédibilité du reste, les présidents de région sortant d’avoir éloigné les électeurs des urnes par leur insuffisance à gouverner les régions, alors que les leaders de gauche plus crédibles à ce sujet rétorquaient que c’était tout au contraire l’expression d’un refus de la politique de Monsieur Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

Les débats sur les plateaux des télévisions, plus ou moins bien conduits selon que les animateurs se comportaient en professionnel ou au contraire en partisans de la majorité présidentielle, ont été très animés, mais partout on a pu remarquer que la droite présidentielle se défendait en tentant de présenter ce résultat du premier tour comme un résultat intermédiaire, évitant de reconnaître qu’elle n’avait plus de réserves de voix , démentant même cet argument en se faisant fort de ramener les abstentionnismes aux urnes à leur profit lors du second tour dimanche prochain, tout en n’hésitant pas de faire un appel du pied provocant en plusieurs direction .

Le Premier Ministre François Fillon lequel s’était investi comme Directeur de la campagne présidentielle pour monter au front en première ligne de Lundi à Vendredi dernier, s’est très brièvement exprimé, non pas pour reconnaître son échec, mais pour expliquer que le faible taux de participation "ne permet pas de tirer un enseignement national" de ce vote.

Encore optimiste encore, le porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, s’est exprimé, sous l’œil amusé de Cohn Bendit et des mines indignées des cadres de l’opposition qui se trouvaient sur les plateaux, comme s’il s’agissait d’un prélude à la victoire de l’UMP pour le second tour qu’il prédit avec un aplomb assez culotté , en parlant de listes "au coude-à-coude" et en prétendant que "les réserves existent partout", et que "ce sera très serré".

Réunis auprès de Nicolas Sarkozy avant 20 heures, les responsables de la majorité ont défini leur ligne de défense, il auront à plaider entre autres attaques déjà connues et développées sans succès contre leur opposants avant le premier tour, que l’abstention massive des électeurs ne dénonce pas un anti-Sarkozy, mais bien au contraire que plus d’un électeur sur deux n’aurait pas voulu entrer dans le jeu de la gauche.

Cet argument tiré par les cheveux ne tient pas la route, en effet comme l’a fait remarquer un ténor de gauche à plusieurs reprises sur différends plateaux si les électeurs approuvaient la politique de la majorité présidentielle au lieu de s’abstenir ils auraient voté massivement pour la majorité présidentielle pour prouver leur satisfaction.

D’autres personnalités ont fait ressortir la maladresse de la campagne de la majorité présidentielle, notamment en évoquant le débat sur l’identité Nationale Française et ses diverses polémiques contradictoires, qui ont eu selon eux pour conséquence de faire remonter le Front National notamment et d’aggraver le taux d’abstention par rapport aux élections précédentes.

Il s’agit bien, quelles qu’en soient les causes, d’un vote-sanction et il est bien trop tard pour limiter la casse de lancer maintenant en urgence une ultime opération de sauvetage pour dénationaliser le scrutin en le resituant dans son contexte régional. Monsieur François Fillon a beau jeu maintenant d’expliquer autoritairement aux Français : "Vous devez refuser ceux qui appellent à faire des régions des contre-pouvoirs. Nous sommes des Français confrontés aux mêmes défis.", à mon sens c’est trop tard. D’autant que cet argument plaide encore pour un pouvoir centralisé. Pour limiter l'ampleur de la défaite l'UMP devrait obtenir un sursaut massif de ses sympathisants, comme François Fillon l’espère puisqu’il a déjà appelé dans son intervention "tous les électeurs de l'UMP à se mobiliser pour le second tour". Ceci laisserait supposer que ce sont bien des électeurs UMP qui se sont abstenus faisant ainsi progresser le taux d’abstention.

Monsieur Jean-François Copé, chef de file de la majorité présidentielle à l'Assemblée, a lui aussi expliqué : "On a une telle abstention que c'est maintenant à nous de mobiliser nos électeurs comme on l'a fait en 2007 entre les deux tours de la présidentielle." Ce qui confirmerait que ce sont bien leurs ouailles qui se sont en parti abstenus.

Mais si ces abstentionnistes supposés implicitement UMP et de droite se décidaient à voter au second tour, je doute fort que cela change de manière significative les résultats pour assurer à la majorité présidentielle la reprise de plus d’une région ou deux, ce qui ne seraient pas encore un succès confirmé, mais un piteux succès tout à fait marginal.

En conclusion le parti présidentiel a payé dimanche soir la stratégie « boulet de canon » imaginée par Nicolas Sarkozy et l'Elysée qui visait à former une liste unique à droite pour obtenir selon leurs prévisions, dès le premier tour, un score supérieur à 30 % assurant sa victoire pour le second tour. Cette stratégie qui avait fonctionné pour les Européennes en 2009, vient déchouer au premier tour pour les Régionales, et l’on peut noter qu’il s’agit d’une double erreur d’optique et d’objectif, le plus néophyte des analystes politiques sait parfaitement que l’Europe qui parait trop lointaine de nos préoccupations nationales permet à certains électeurs de voter pour une liste unique qui reflète globalement la droite, comme on s’acquitte d’une formalité, et pour certains de s’abstenir, alors que la gouvernance de leurs Régions plus visible et immédiate, les interpelle et les détermine aller voter, sous la condition qu’on leur présente des arguments politiques sérieux et crédibles répondant à leur attente régionale , et surtout qu’on leur laisse le choix pour voter au plus près de leur convictions , soit UMP, soit NC, etc…

Ainsi la liste unique n’a pas permis aux électeurs de droite de se reporter sur une liste de leur choix, ils n’ont eu pour s’exprimer que la possibilité, soit de voter extrême droite, pour les plus coriaces d’entre eux, soit de s’abstenir pour ne pas donner un blanc seing à l’UMP.

Cette mauvaise stratégie de liste unique a donc profité au Front National lequel avec un score global de 12 % se maintiendra dans quelques régions diminuant encore les chances de l’UMP au second tour.

Quand à l’opposition de Gauche, tous ses composants, dont notamment le PS qui a triomphé au premier tour et les Écologistes qui ont réalisés un bon score, sont déterminés à s’entendre et déjà ils on annoncés que d’ici Mardi ils seraient en mesure de concrétiser leurs accords pour le second tour.

La Guerre des Six jours de la Majorité Présidentielle

dimanche 14 mars 2010

La Guerre des six jours de la Majorité Présidentielle conduite par Monsieur Fillon

article de lucienne magalie pons

Je ne peux prédire aujourd’hui à l’heure qu’il est, quel sera le score des différents partis en lice à l’issue du Premier tour des Régionales, l’UMP et le PS ne sont pas les seuls partis à présenter leurs candidats, mais comme ce sont les deux principaux partis à se reprocher à grand renfort grosses artilleries tout et n’importe quoi, avec une exagération pratiquement indécente allant jusqu’à se traiter de nom équivoque, comme Valérie Pécresse qui a fait entendre à Jean Paul Huchon son rival PS qu’il n’était qu’un « gros lapin blanc », alors que Jean Paul Huchon prétend que la Ministre de l’Enseignement supérieur qu’il juge du niveau du certificat d’études, A propos d'une imitation de Madame Pécresse par Monsieur Huchon, jugée "foireuse" par la première, le second a affirmé qu'il "n'a imité qu'Alice au Pays des Merveilles", en ajoutant qu'"il avait entendu des choses ordurières le concernant de M. Santini", tête de liste UMP-NC dans les Hauts-de-Seine, et qu'il avait "vu rire" Mme Pécresse
.
J’aimerai bien retracer tous ces tragédies-comédies-comiques auxquelles se livrent les candidats, mais il me faudrait entamer un véritable roman feuilleton ce qui n’est pas possible ici , et revenant aux choses sérieuses, je me bornerai donc à noter les différentes interventions des têtes de file , ténors et sopranos de L’UMP qui se sont produits sur la scène politique depuis Lundi dernier, avec des discours beaucoup plus agressifs, allant même jusqu’à l’accusation grotesque et déplacée

A six jours du premier tour, alors que les sondages donnaient la gauche gagnante dans la quasi totalité des régions, François Fillon a décidé en Directeur de campagne de la majorité présidentielle de monter au front en première ligne sur tous les points délicats.
ooOoo
Lundi 8 mars 2010 : François Fillon part en guerre contre l’opposition en général et contre l’opposition PS en particulier
A la tête d’un bataillon de quatre de ses ministres: Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités et tête des listes UMP d'Auvergne, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, tête de liste dans le Puy-de-Dôme, Laurent Wauquiez, ministre de l'Emploi, et Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Justice, François Fillon a défendu son bilan en soirée à Clermont-Ferrand devant 2.000 personnes, pour soutenir les candidats de la majorité présidentielle aux élections régionales en Auvergne.

(Rappelons que face au président socialiste sortant, René Souchon, l'UMP, redoutant un échec, a renoncé à présenter Brice Hortefeux comme tête des listes d'Auvergne, lui préférant une personnalité moins en vue, en la personne d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités)

Il est assez paradoxal, pour des néophytes, que François Fillon pour soutenir ses candidats aux régionales fasse un bilan de l’action nationale, en contradiction avec l’affirmation de Nicolas Sarkozy qui soutient ces derniers jours que le résultat de ces élections quel qu’il soit ne justifiera pas un remaniement ministériel, puisqu’il s’agit d’élections régionales.

A contrario, François Fillon a tenu en premier lieu à défendre son bilan national et celui du Président de la République, au lieu de mettre en avant d’abord les projets régionaux de ses candidats.

"Malgré les difficultés de la tâche et de la crise économique et financière mondiale qui s'est abattue sur notre pays, je peux vous regardez dans les yeux: nous avons respecté tous les engagements de la campagne présidentielle", a-t-il lancé dans la Grande Halle d'Auvergne.

Ensuite il a évoqué à l’appui l'autonomie des universités, la réforme des régimes spéciaux de retraite, la défiscalisation des donations, les peines planchers et le Revenu de solidarité active (RSA).
"Et tout cela n'a été possible que parce qu'il y a au sommet de l'Etat un homme décidé qui ne fuit pas ses responsabilités", a-t-il ajouté
.Passant au volant Européen de son discours, François Fillon n’a pas négligé de vanter l’action gouvernementale en citant la France comme le meilleur exemple européen de sortie de crise grâce aux bienfaits du plan de relance engagé par son gouvernement.

"En 2010, nous aurons la croissance la plus élevée de l'Union européenne. Plus 1,4%, at-il déclaré, puis avec un grain de sel démagogique ou flatteur qui sait, il a affirmé « c'est le résultat du travail des français, pour poursuivre.. « mais aussi du plan de relance: 33 milliards d'euros ont été réinjectés dans l'économie, ce qui a permis de sauver l'industrie automobile".

Après avoir fait son bilan d’autosatisfaction, il s’est employé à démolir l’opposition en s’attaquant aux « 35 heures » un vieux refrain déjà connu qui fait un peu rétro, et n’a pas ménagé ses critiques à l’adresse de Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Sociable, une redoutable opposante.

"Madame Aubry veut faire des régions des contre-pouvoirs, alors que ces dernières devraient plutôt accompagner les réformes de l'Etat", a affirmé le Premier ministre.

"Madame Aubry critique notre politique, mais je veux bien qu'on fasse des comparaisons: on est sorti les premiers de la récession", a-t-il dit en évoquant l'épisode des 35 heures.

"La décision la plus grave qui ait été prise ces dernières années, elle est de sa responsabilité, ce sont les 35 heures", a-t-il lancé sous les applaudissements d’une salle partisane bien entendu.

"Quand les Allemands ont décidé de maîtriser le coût du travail, nous on l'a augmenté et l'Allemagne a pris des parts de marché partout. C'est ainsi qu'on a perdu 500.000 emploi et c'est de la responsabilité des 35 heures, elle n'a donc pas de leçons à donner sur notre politique industrielle."

Sur la crise que subit le monde de l'agriculture, François Fillon a estimé que "celle qui a fait les 35 heures est mal placée pour se faire l'avocate de ceux qui travaillent 75 heures par semaine dans leurs exploitations".

Pour conclure ce discours d’une quarantaine de minutes environ François Fillon a conclu que "les sondages ne sont pas les urnes" et a appelé à la mobilisation.

Mardi 9 mars 2010 – Le soir, c’est sur le plateau de David Pujadas au Journal de 20 h de France 2 que François Fillon a transporté son drapeau et présenté ses armes pendant 10 minutes (j’ai failli écrire « présenté ses charmes »), en effet, libéré de ses servitudes fonctionnelles, c’est en Directeur de campagne de la majorité présidentielle, - son nouveau violon d’Ingres-, alors que tous les sondages annonçaient les élections de dimanche comme très difficiles pour l’UMP, - que Monsieur François Fillon décoincé , invité du journal de 20 heures de France 2, s'est efforcé avec une certaine jouissance d’ironiser sur la "Fillonmania" ambiante. "Les commentateurs sont formidables : il y a deux ans, j'étais inexistant, il y a six mois, j'étais sur le point de démissionner et aujourd'hui, je suis présidentiable. Tout cela n'a pas de sens", a-t-il précisé.

Quant à de prétendues tensions qui existeraient entre lui et Nicolas Sarkozy, Monsieur Fillon les dément et préfère évoquer "un tandem formidable" enfourché à deux depuis trois ans : «un tandem qui surprend et j'ai envie de dire qui dérange parce qu'il est stable et que nous avons réussi à construire une relation de confiance" a déclaré le Premier Ministre.

Ce que Monsieur Fillon a évité de dire c’est que le tandem jusqu’à présent enfourché à deux depuis trois ans est conduit autoritairement par un seul d’entre les deux, je vous laisse deviner lequel.

S’il venait à l’idée de Monsieur Fillon de se placer en tête du tandem pour ce qui lui incombe de faire dans sa responsabilité de premier ministre, au lieu de se pédaler généralement en toute circonstance à l’arrière du tandem, ce serait favorable pour lui vis-à-vis de l’opinion publique, mais d’après mon interprétation ce qui prime dans l’esprit de Monsieur François Fillon c’est de construire une relation de confiance avec le Président en pédalant toujours à l’arrière dans l’ombre du conducteur , sauf à se faire propulser en avant, pour essuyer les plâtres , quand le conducteur a dérapé ou fait des erreurs de conduite dommageables.

Par ailleurs, contre toute attente, David Pujadas avait bien ciblé ses questions sur les régionales, ses questions ne portaient pas sur les thèmes d’actualité nationale.
François Fillon a confirmé que son rôle de responsable de la majorité présidentielle, est d'être en soutien auprès des élus UMP candidats.

Il a donc mis en marge ses fonctions de Premier Ministre pour accentuer son rôle primordial actuel de Directeur de campagne de la majorité présidentiel et a appelé à la «mobilisation» ….ce dimanche, car, malgré les sondages, en matière d'élections, «rien n'est jamais joué à l'avance», a-t-il souligné.

Le Premier ministre s'est rangé derrière Nicolas Sarkozy, il approuve le non-remaniement du Gouvernement après les régionales, pour continuer à réformer, a-il- précisé

Invité à dire s'il pouvait constituer un "recours" pour la droite en 2012, si M. Sarkozy ne se représentait pas, M. Fillon a ramené cette hypothèse médiatique à de la "science-fiction". "Cela n'a aucun sens", a-t-il assuré.
(Ce qui voudrait dire implicitement que Monsieur Sarkozy se représentera, et je crois bien du reste d’après ce que nous pouvons observer qu’en effet Monsieur Sarkozy, sauf évènement imprévue dans sa vie privée d’ici 2012, , se prépare à se représenter, puisque depuis quelques ses interventions et discours ont beaucoup plus des accents de candidat que de Président en exercice)

A ce stade de l’interview, une précaution sous forme de serment d’allégeances et de fidélité s’imposait à François Fillon qui n’a pas manqué à cette occasion de renouveler sa loyauté au Président : "J'ai été loyal au président de la République, je suis loyal au président de la République et je serai loyal au président de la République », en souhaitant à la suite que le président puisse poursuivre "le plus longtemps possible l'œuvre de modernisation que « l'on a entreprise ….. une œuvre de longue haleine", comme pour indiquer que sa relation de confiance avec M. Sarkozy devrait se poursuivre après le 21 mars quelque soit le résultat des élections régionales.

.Rappelons que Nicolas Sarkozy qui se trouvait quelques heures plus tôt en visite dans le Doubs avait assuré qu'il ne fallait pas confondre élections régionales et élections nationales, et "changer les ministres tout le temps".

En renfort du Président François Fillon a insisté : "Changer de cap à chaque instant, ce serait l'assurance d'être inefficace et de ne pas être à la hauteur de nos responsabilités."

François Fillon a indiqué que son rôle de responsable de la majorité présidentielle, est d'être en soutien auprès des élus UMP candidats.
Invité à à dire s'il pouvait constituer un "recours" pour la droite en 2012, si M. Sarkozy ne se représentait pas, M. Fillon a ramené cette hypothèse à de la "science-fiction". "Cela n'a aucun sens", a-t-il assuré.

Mercredi 10 Mars 2010:

A la recherche d’un nouveau consensus franco-allemand, Le Premier ministre, en déplacement dans la capitale allemande, après s’être s'est exprimé le 10 mars à l'université Humboldt de Berlin a rencontré Angela Merkel dans l'après-midi.

Indirectement cette visite médiatique peut être interprétée comme une « petit coup de pouce » à la campagne régionale Française, je vous en laisse juge.

Jeudi 11 Mars 2010 : A trois jours du premier tour des élections régionales, venu en renfort du Candidat UMP en Pays de Loire Christophe Béchu, François Fillon lors d’un meeting a martelé à Nantes qu'il ne cédait pas au pessimisme et a appelé les électeurs à faire mentir les sondages qui promettent à la gauche une large victoire. (1)

"N'écoutez pas ceux qui vous disent que les jeux sont faits d'avance! Ne croyez pas ceux qui mélangent les sondages et les urnes! Ils se sont si souvent trompés", a-t- recommandé en connaissance de cause ancienne, en effet, l a région, jadis dirigée par François Fillon entre 1998 et 2002, avait été conquise à la surprise générale en 2004 par les socialistes.

"La gauche prétend qu'elle va gagner toutes les régions. Moi, je ne prétends rien, mais je sais une chose. En démocratie, jusqu'à la dernière seconde du second tour, rien n'est fait", a-t-il confirmé.

Puis reprenant son discours de choc mainte fois ressassé, il a repris ses tirs redoublés en maintes rafales contre Martine Aubry, patronne du PS, qui appelle à faire des régions des contre-pouvoirs.

"Des contrepouvoirs, mais pour quel projet alternatif? a interrogé François Fillon …. Pour expliquer : « Depuis 2007, ….la première secrétaire du parti socialiste veut faire de nos régions des contrepouvoirs. Mais au nom de quel projet alternatif?........ Depuis 2007, le parti socialiste a dépensé 99,5% de son énergie à se trouver un leader et 0,5% à se trouver une idée nouvelle", a-t-il lancé devant quelque 1.200 personnes partisanes au Parc des Expositions de la Beaujoire.

François Fillon a pourfendu ensuite … une "gauche totalement dépassée par la crise" et qui "n'est pas bien placée pour se présenter aujourd'hui en héros de la croissance" et contre les 35 heures instaurées il y a dix ans par l'actuelle patronne du PS. "Nous avons décroché de l'Allemagne lorsque nous avons mis en place la réduction du temps de travail. C'est une faute historique que nous mettrons longtemps à effacer", a-t-il dit sous les applaudissements.

Très applaudi sur son développement sur l'insécurité, "un combat quotidien" et sur la burqa qui sera interdite par la loi au printemps d’après ce qu’il en aurait promis et décidé ( ?) François Fillon a réaffirmé en concluant "Jusqu'à la dernière seconde du second tour, rien n'est fait"(1)

M. Fillon pour combattre à Nantes s’était entouré de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et du secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez.

Note (1) Selon un sondage Ifop/Paris-Match dévoilé mercredi, Christophe Béchu arriverait dimanche soir en tête avec 31,5% des voix contre 29% pour Jacques Auxiette, président PS sortant et candidat à un second mandat.

Cependant, le candidat UMP serait largement battu au second tour avec 44 % des suffrages contre 56 %.
Vendredi 12 Mars 2010 : Le périple de soutien des candidats de la majorité présidentielle s’est terminé à Beauvais en Picardie, où comme dans d’autres régions la gauche est considérée comme favorite

François Fillon a mis à profit ce dernier meeting avant le premier tour des régionales pour appeler devant quelques 700 militants réunis dans une salle "à la mobilisation des électeurs" rappelant une fois de plus que malgré les sondages très défavorables "jusqu'à la dernière seconde rien n"est joué".

"N'écoutez pas ceux qui disent que les jeux sont joués d'avance. Ne croyez pas ceux qui mélangent les sondages et les urnes", a répété le Premier ministre.

Puis se livrant à un appel aux électeurs d’autres obédiences politiques François Fillon qui décidément est contraint de brasser large leur a pathétiquement recommandé :
"Au delà des étiquettes partisanes, je me tourne vers les électeurs de gauche et je leur dit que la France doit être rénovée et pas être stoppée dans son élan!"
"Je me tourne vers les électeurs écologistes et je leur dit que nous avons plus agi pour le développement durable que tous nos prédécesseurs et surtout nos prédécesseurs socialistes"

"Je me tourne vers les électeurs de l'extrême droite pour leur dire que notre politique est ferme et juste et que le vote protestataire ne fera pas avancer la France. Et je dis aux abstentionnistes qu'en démocratie, celui qui s'abstiens donne sa voix a un autre", a-t-il conclu.

ooOoo
En conclusion François Fillon à force de se tourner vers les uns et les autres, risque de prendre le tournis ce qui n’est pas bon pour assurer la stabilité du fameux tandem. Ca me rappelle les tours de valse de Monsieur Bayrou qui a ce jeu a perdu toute crédibilité, qui embrasse trop mal étreint ! et qui mal étreint voit tout lui échapper …

Il est exactement 9 heures 30 au moment où je termine cet article, je n’ai plus qu’une chose à faire : me préparer pour allez voter ….

J’ai beaucoup peiné à concentrer cet article, mais il y a beaucoup plus d’informations à lire, avant de voter. S’il n’est pas trop tard consultez le web et relisez la presse de ces derniers six jours, si non ne vous laissez impressionner par personne, allez votez en votre âme et conscience selon votre choix !

dimanche 7 mars 2010

Francois Fillon : Un joker présidentiable ?

dimanche 7 mars 2010

François Fillon : Le Joker du Président présenté comme présidentiable

j'avais écrit cet article Jeudi dernier, jour anniversaire de Monsieur François Fillon, jour qui coïncidait aussi avec sa visite au Salon International 2010. de agriculture, comme l'on dit jamais 2 sans 3, c'est aussi ce jour-là que l'hebdomadaire le Point le présentait en couverture relooké en Président et lui consacrait une étude de dix page pour le présenter comme le meilleur des meilleurs candidats de droite au cas où Monsieur Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas en 22O12;

On prétend parfois que la vie est un jeu et cette fois on nous la joue belle !

Faisons mine d'entrer dans leur jeu pour en décrypter leur stratégie ...

article de lucienne magalie pons

Joker présidentiable, l'intox médiatique
By lucienne magalie pons
Un ancien jeu revient à la mode .....
Un média vient de nous sortir, en s’appuyant sur un récent sondage Ipsos un Joker présidentiable par défaut ou "défausse", figurant en portrait photo à la Une du Point.

En effet on peut voir ce jeudi à la une du Point François Fillon en portrait photo, le visage détendu et souriant avec un regard moins sombre que d’habitude, avec la légende « François Fillon Président »
Spécialement relooké « président » avec une nouvelle coiffure et de nouveaux vêtements plus élégants, le Premier Ministre avec cette image paisible inspire confiance.

.Tout le monde se doute bien que l’on fait dire à un sondage ce que l’on veut obtenir comme résultat, en sélectionnant les questions adroitement.

Selon un sondage Ipsos pour Le Point paru ce jeudi, le Premier ministre, aux yeux des Français, ferait un meilleur président que les socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal. À la question "Selon vous, qui ferait le meilleur président de la République ?" François Fillon le l'emporte sur la première secrétaire du PS par 47 % contre 31 % (22 % ne se prononcent pas). L’avantage encore est plus important face à l'ancienne candidate PS à la présidentielle : 57 % contre 23 % préférant Ségolène Royal (20 % ne se prononcent pas)
.D’après ce sondage, François Fillon n'est dépassé que par le directeur général du Fonds monétaire international, le socialiste Dominique Strauss-Kahn. 46 % des personnes voient en DSK un meilleur président que François Fillon (34 %) (20 % ne se prononcent pas).

L’enquête indique aussi que 45 % des Français de droite préféreraient François Fillon à tout autre candidat issu des rangs de l'UMP, dans le cas où Nicolas Sarkozy ne se présenterait pas.

Face au Premier ministre ce sondage crédite Alain Juppé de (12 %), Dominique de Villepin de (11 %), Jean-François Copé (de 10 %) ou Xavier Bertrand de (6 %).

Naturellement ce sondage vient tout à propos pour essayer de tromper l’opinion publique qui n’y croit plus si je me fie aux rumeurs et confidences qui circulent librement sans l’encadrement d’un sondage.

Pour ma part je ressens cette nouvelle forme de communication comme un jeu de rôle médiatique dans lequel provisoirement pour tromper l’opinion Monsieur Fillon se prête obligeamment cette fois au rôle de Joker.
Le mot « joker » vient du nom anglais d'un personnage du Moyen Âge, équivalent au bouffon du Roi.
Par extension un joker, est une personne, une carte spéciale, un objet, un effet, qui est utilisé et mis en avant provisoirement dans une situation ou dans un jeu pour redonner l’avantage à un individu lors d’une situation complexe.

Dans un jeu de carte, le joker(ou frime, farceur, ou blagueur) est représenté sous forme , d'un lutin ,d'un clown, ou d’un bouffon, ce qui correspond bien au mot anglais « joker » (« farceur » ou « blagueur » ).
Le Joker a différente fonction selon le jeu, mais généralement il permet de remplacer n'importe quelle autre carte.

Le principe est que le joker simple peut être placé n'importe quand, y compris lors d'un jeu convenu, et il permet au joueur l'ayant placé de récupérer la main et de repartir sur un nouveau tour de carte.

Il y aurait un autre jeu à expérimenter pour désigner cette fois sans Joker, donc plus dangereux pour celui qui veut garder l’avantage , il existe en effet un jeu de société , que l’on pourrait jouer en jeu de rôles, ce jeu appelé le « Président » ou encore TDC (trouduc), ou Grand Clodo se jouent à quatre joueurs ou plus, avec un jeu de 54 cartes, d’autres fois plus simplement avec 32 cartes.

Le but de chaque joueur est de se dessaisir le plus rapidement possible de la totalité de ses cartes. Les joueurs ayant été les plus rapides à se débarrasser de leurs cartes obtiennent un avantage pour la partie suivante et les plus lents sont pénalisés par un handicap.

L'intérêt de ce jeu est de jouer plusieurs parties à la suite afin de voir les joueurs évoluer, ou descendre dans le classement.

Pour les couleurs on peut choisir qu’elles n’ont pas d’importance, ou au contraire l’ordre des couleurs est trèfle, carreau, cœur ou pique ou inversement.

Au début de la première partie, il n'y a pas de hiérarchie entre les joueurs, tous commencent égaux. Un nombre égal de cartes est distribué à chaque joueur, les éventuelles cartes en trop étant mises de côté.
Pour ne pas allonger le texte je n’entrerai pas dans le détail du déroulement de la première partie mais ce qu’il faut noter c’est qu’à la fin de la première partie à quatre joueurs, selon ses résultats, chaque joueur reçoit un titre :

Le Premier est le Président
Le deuxième devient Vice Président (ou encore Premier Ministre)
L’avant dernier est le lèche bottes (ou l’ouvrier)
Le dernier est le Trouduc (ou Clodoc ou clochard)

Pour la seconde partie d’une série, des ajustements sont faits une fois les cartes distribuées :
Encore une fois pour simplifier n’envisagerons que les ajustements les plus simples :
Le Trouduc donne au Président ses deux meilleures cartes, en retour, celui-ci lui donne ses deux plus mauvaises cartes

Le Lèche Bottes donne au Vice-président sa meilleure carte, en retour, celui-ci lui donne sa plus mauvaise carte; La partie se déroule ensuite de façon identique à la première partie et en fin de deuxième partie, nouvelle répartition des titres selon la même méthode qu’en première partie.
A la fin de la série composée de plusieurs parties, c’est celui qui a été le Président le plus grand nombre de fois qui gagne.

Vous avouerez, si vous avez l’esprit critique, que dans ce jeu du Trouduc certaine analogie se révèle criante avec une réalité qui nous saute aux yeux tous les jours.


Monsieur de Villepin un visiteur de marque très entouré

mercredi 3 mars 2010

Monsieur de Villepin très entouré au Salon International de l'Agriculture 2010




article de lucienne magalie pons

Hier Mercredi 3 mars au Salon International de l’Agriculture 2010, bon nombre de personnalités politiques se sont croisés, allant de stand en stand suivis de leurs partisans, mais c’est indéniablement Monsieur Dominique de Villepin qui a remporté la vedette, escortés des élus Villepiniste dont Madame Montchamp , Messieurs Grand, Le Guen, Mariton, Goulard, Raison, de Madame Brigitte Girardin ancienne Ministre de la coopération, et d’un nombre impressionnant d’adhérents du Club Villepin et membres des réseaux Villepin, auxquels se joignaient spontanément au cours de leur avancée un grand nombre de visiteurs avec leurs enfants
C’est ainsi que Monsieur de Villepin et sa suite ont visité le salon de 10 heures du matin à 19 heures allant de stand en stand, sous une forêt de caméras, entourés de journalistes de tous les grands médias presses et télévision qui ne cessaient de le questionner et de le filmer.
Ce qui était remarquable tout au long de cette visite qui a durée 9 heures, c’est qu’au fur et à mesure de son avancée, écoutant avec attention les agriculteurs et les responsables des stands et des syndicats de l’agriculture et répondant à leur question avec une précision remarquable de savoir et de précision, Monsieur de Villepin toujours souriant et détendu enchantait l’auditoire par ses réponses.

Et de partout fusaient des salutations et des propos sincères : « Nous avons besoin de vous Monsieur de Villepin », « Courage Monsieur de Villepin, nous sommes avec vous » « Merci d’être parmi nous » « Lui au moins il est sur le terrain …et il tient parole » « Un homme franc, loyal, on peut lui faire confiance » "Qu'il est beau, c'est le plus beau", "Vous serez le plus beau des présidents", estime une dame ».

Ce qui est encore plus remarquable c’est que les visiteurs se pressaient spontanément autour de lui pour le saluer, lui demandant de poser avec lui « pour une photo de famille », les pères et mères de famille lui présentaient leurs enfants, plus d’une centaine d’enfants venaient vers lui pour se faire photographier à ses côtés, les plus petits dans ses bras, d’autres personnes et même des enfants le photographiaient, des dames à son passage s’approchaient , le félicitaient pour son action et même certaines d’entre elles pour sa prestance, les messieurs se présentaient pour une poignée de mains chaleureuse accompagné d’un sourire et d’un regard franc, tous les visages s’éclairaient à son passage, bref une belle et joyeuse ambiance des grands jours de retrouvailles , faite de confiance, de sympathie, et de courtoisie qui marquait une fois de plus la popularité croissante dont bénéficie Monsieur de Villepin.

Entendu dans la foule d’une dame d’un certain âge : « C’est le président que nous aurions du avoir, tout irait mieux avec lui … » , d’un Monsieur à ses enfants « C’est Monsieur de Villepin notre ancien Premier Ministre, le prochain Président », de deux jolies dames « Il est beau, regardes comme il est beau », d’un Monsieur à sa Dame « Lui au moins, il parle juste » et enfin entendue d’une adhérente très âgée que je ne nommerai pas, très connue des adhérents du Club pour son esprit de malice , alors que l’on traversait les stands des éleveurs bovins, et en voyant les élus caresser les belles bovines « Eh ! bien ces dames vaches ont beaucoup plus de succès que les belles dames aujourd’hui.
Mais ce n’était évidemment qu’une boutade à l’adresse du Monsieur qui l’escortait, comme chacun le sait Monsieur de Villepin et les messieurs de son entourage sont d’une grande courtoisie avec les dames et beaucoup d’entre elles sont tombées sous le charme de leur parfait maintien.

Les responsables des stands ont été eux très touchés, en offrant quelques petites délicatesses, de constater que Monsieur de Villepin a su apprécier les saveurs et identifier les origines de leurs produits, en dégustant avec une fine gourmandise de connaisseur, les saucissons et charcuteries, les fromages, les bières, les cidres, les vins et tous ces autres délices de nos terroirs que nos agriculteurs produisent avec un savoir ancestral et l’amour du métier.

Il faut dire qu’il a fait partie comme Ministre et Premier Ministre de l’équipe de notre ancien Président de la République Jacques Chirac et que pour la gastronomie et la dégustation il a été à bonne école pour que l’on puisse reconnaître en lui un fin gourmet.

Questionné et appelé à comparer Dominique de Villepin à Jacques Chirac, un responsable de stand bien de chez nous, a damné le pion au journaliste qui l’interrogeait en répondant d’une phrase pleine de finesse qui serait à inscrire dans les annales du salon tant elle dit bien ce qu’elle veut dire, sans nommer personne à la fin : "Jacques Chirac, c'était le terroir au cœur du terroir, et Dominique de Villepin, c'est le raffinement au cœur du terroir. Quelqu'un de souriant, agréable, qui pose des questions et qui a mangé"

Il a aussi bu et levé son verre, nous avons aussi appris qu’il préfère le vin rouge, alors en conclusion, puisque « il a bien mangé et bien bu, il est des nôtres bien entendu »

Il a aussi parfaitement parlé en toutes connaissances de causes connaissant tous les dossiers à fond. Mais pour cette partie importante de la visite je vous demande s’il en est besoin de vous reporter au site de Fred ou vous trouverez des articles, des vidéos, des photos représentant du mieux possible cet évènement où une fois de plus, Monsieur Dominique de Villepin a accompli un parcours sans faute.


2Villepin - Blog sur Dominique de Villepin

samedi 6 mars 2010

Régionales 2010 : la droite s'enfonce dans les sondages comme un clou dans la scure

article de lucienne magalie pons

A moins d'un retournement spectaculaire en huit jours qui ressortirait d'un miracle politique indépendant de la volonté des sondés, les carottes sont cuites pour l'UMP et associés, c'est le triste état des lieux qui résulte d'une campagne régionale qui au début se voulait grandiose et impressionnante par le lancement de débats nationaux sur l'Identité Nationale et la burqua.

Débats indécents sur le fond et dans la forme qui ont virés au cauchemar, notamment pour le Ministre de l'immigration.

Et ensuite par des dérapages sur le terrain et dans les médias, par des querelles calamiteuses d'intentions et de dénonciations calomnieuses entre les uns et les autres, d’où le spectacle affligeant d’ un lamentable cafouillage cacophoniques qui n'a pas permis aux électeurs de saisir les projets régionaux politiques stricto sensu des candidats de toutes obédiences qui se sont perdus dans une campagne dédiée à valoriser leur image personnelle et à dénigrer celle de leurs adversaires.

Etats des lieux :

En terme d’intentions de vote pour les régionales, selon un sondage exclusif CSA réalisé pour le Parisien, à huit jours du scrutin, sur une période de un mois, les listes de droite perdent encore 2 points et le bloc de gauche passe de 51 à 52 % ;

- les liste de droite totalisent 28 % dont 27% pour le bloc ‘’ UMP-Nouveau Centre –MPF.CPNT’’perd deux points à 28%.,

soit 6 points de moins qu’en janvier et deux de moins qu’en février.

Le FN gagne un point à 9%, le MoDem reste à 5 %

- les listes PS, Front de Gauche, Europe-Ecologie et autres listes de gauche totalisent globalement 52% des intentions de vote.

soit 7 points de plus qu'en janvier.

Le PS passe de 30 à 31%, le Front de Gauche gagne 1 point à 6%, les Verts en en perde 1 à 14%, l'extrême gauche est stable (2% pour NPA, 2% pour LO).

ooOoo

Indice de confiance des personnalités dirigeantes de l’Etat :

Le Président de la République Nicolas Sarkozy perd 4 points de confiance à 36 %

En 1 mois, le chef de l'Etat souffre d’une baisse sensible de ceux qui lui «font confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays».

C'est son taux le plus bas depuis son élection, à égalité avec juillet 2008.

Le premier ministre François Fillion perd 1 point de confiance à 42 %

Le Premier ministre voit sa cote de confiance passer de 43% à 42%, celle de défiance restant inchangée à 51%. 7% ne se prononcent pas (+1).

(Ce sondage CSA pour le Parisien a été réalisé par téléphone les 2 et 3 mars 2010 auprès d'un échantillon national de 820 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).


Jacques Chirac a cassé la baraque au Salon International de l'Agriculture 2010

Jacques Chirac au Salon International de l'Agriculture 2010

Par lucienne magalie pons

"Pour son plaisir et pour notre plaisir"

Hier, Jacques Chirac notre ancien Président de la République a rendu une visite de trois heures aux Agriculteurs, les comblant de sa présence au Salon International de l’Agriculture 2010.

Toujours très à l’aise au contact des exploitants agricoles, Jacques Chirac, accompagné du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et du député UMP Christian Jacob, et entouré d’une cinquantaine de journaliste, était l’homme du jour le plus attendu par l’assistance qui scandait « Chirac….Chirac…. »

Sa présence renouvelée tous les ans est devenu un rituel d’amitié et d’estime qui a tissé des liens indéfectibles avec ce monde paysan qu’il affectionne tant.

Accompagné du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et du député UMP Christian Jacob, Jacques Chirac était l’homme le plus attendu par l’assistance qui l'a apllaudi et ovationné , à maintes reprises des visiteurs l ‘ont complimenté avec une sincérité touchante , il est super… il est bon, il nous manque, il nous manque a déclaré l’un d’entre eux,, pour un autre « c’est le prestige de la France, c’est la France » et pour une dame il représente vraiment les vrais hommes , les hommes « grands », "il présente bien les vrais hommes, c’est pour cela que j’aime l’entendre ....l’entendre et le voir »" a-t-elle déclarée avec émotion les yeux brillants de larmes de fierté et d’émotion.

Se plaisant aussi à donner des bises et de dire comme un grand père des mots agréables de compliments aux enfants et jeunes filles qui s’approchaient de lui, Jacques Chirac a fait un triomphe.

C’est indéniable , Jacques Chirac jouit toujours d’une immense popularité, c’est d’autant plus agréable que délivré de tout souci politique, il n’ était là que « pour le plaisir » d’aller de stand en stand , de parler avec les agriculteurs et de les féliciter chaleureusement de la qualité de leurs produits et de leurs élevage, levant à l’occasion son verre , dégustant des produits du terroir, croquant une pomme bio, avec cette aisance conviviale qui chez lui est la marque du gourmet averti qui sait apprécier les bonnes choses et mettre en valeur leurs producteurs.

Sur son parcours il a croisé le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et Anne Hidalgo, tête de liste PS pour les régionales à Paris, la encore les échanges ont été empreints de cordialité, et avec finesse Jacques Chirac tout sourires s’est plut à dire "Je n'ai aucune plainte à adresser au maire de Paris", tout en allant a leur côtés à la rencontre de plusieurs exploitants, non sans souligner en plaisantant ensuite comme il sait le faire "j'étais sous le charme du maire". Bertrand Delanoë n’est pas restez en reste d’amabilité et de compliments, en parfait en parfait gentleman il a pris congé en déclarant « Vous embrasserez Bernadette. Bon courage à vous !

Quelques secondes plus tard Bertrand Delanoë a fait part de son sentiment pour Jacques Chirac : « Je le respecte, c’est quelqu’un qui est proche du peuple » avant de le comparer à Nicolas Sarkozy : « Je comprends qu’on puisse préférer un style simple et naturel à un style arrogant et dominateur… »

Le chef de l’Etat, justement, est attendu ce matin samedi de pied ferme par le monde agricole, après avoir boudé l’inauguration du Salon ce qui persiste à faire très mauvais effet, et des agriculteurs fait remarquer, en s’adressant aux journalistes, que c’est une signe de mépris pour eux.

Le Président Sarkozy devrait participer à une table ronde avec des professionnels et devrait faire des annonces futuristes en faveur du secteur, sinistré par la crise. Espérons qu’il apportera aux agriculteurs ce qu’ils attendent de lui, non pas un discours politique fleuve reprenant l’historique de l’agriculture en France et des annonces de mesures flottant dans un futur, mais un discours précis et il est mesure de décider concrètement dans l’immédiat.

Chirac superstar du Salon

Le Parisien - ‎Il y a 28 minutes ‎

La visite rituelle de l 'ancien chef de l'Etat a tenu toutes ses promesses. Il n'est resté « que » deux heures quarante au Salon de l'agriculture, mais il ya fait un triomphe. Au bas de l'escalator qui relie les deux halls principaux du Salon de ...

Salon de l'Agriculture - Jacques Chirac dans son pré carré France Soir

Les politiques au salon de l'agriculture, épisode 3 nouvelobs.com

Ouest-France - L'Express - France Info - France 3

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jeudi 4 mars 2010

Visite du Premier Ministre au Salon International de l'Agriculture 2010

Avant les annonces du président au monde agricole, promises pour samedi, le chef du gouvernement toujours prêt à servir les bonnes causes présidentielles, a mis à profit une visite de trois heures au Salon International de l’Agriculture 2010, à la Porte de Versailles pour écouter les doléances des exploitants, qui parlent d'une profession "sinistrée", et pour préparer l’éminente visite Présidentielle de Samedi , jour de clôture du Salon.


Le Premier Ministre François Fillon accompagné de Bruno Lemaire ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a accordé hier Jeudi une visite de 3 heures au Salon International de l’Agriculture 2010 , et en amuse gueule du menu d’annonces tenu secret que le Chef de l’Etat présentera Samedi aux agriculteurs en final du Salon Samedi , le Premier Ministre soucieux de ne pas empiéter sur la « surprise » du Chef, s’est réduit à assurer, en réponse aux doléances des exploitants qui considèrent leur profession comme sinistrée, que l'Etat serait aux côtés des agriculteurs pour les aider à passer ce "cap extrêmement difficile", en soulignant que le plan de soutien à la filière sera complété et la France plaidera pour plus de régulation sur les marchés agricoles, européens et mondiaux.


"On se bat tous les jours pour permettre à l'agriculture de retrouver toute sa place parce que l'agriculture, c'est stratégique pour la France" a enchaîné le Premier ministre, avant de se rapprocher du stand des élèves-bouchers, dans un très-mini-mini bain de foule de quelques sympathisants de la moyenne, ou il a pu déguster des rillettes de son « terroir « sarthois du Mans.


Toutefois hors caméra, toujours semble-t-il dans un souci de discrétion pour ne pas se placer au-dessus du prochain éminent visiteur de Samedi, François Fillon s'est entretenu en catimini , hors caméra, avec le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, autour d’un assortiment de charcuteries et d'un verre de Bandol rosé.

Le Président de la FNSEA s’est montré assez réconforté après cet aparté gustatif et a opiné : "Il y a un accord pour compléter le plan de soutien", mais d’après ce dirigeant du syndicat le plus important du secteur agricole en France, il reste cependant de nombreuses zones d'ombre, notamment certaines décisions qui viennent charger la barque des paysans, comme la taxe carbone.


Les observateurs font remarquer que le Premier ministre a été interrogé à plusieurs reprises sur ce "nouvel impôt spécial agriculteurs", selon les termes mêmes d'un producteur céréalier.

"On est en train d'essayer de trouver la bonne solution juridique, parce qu'il ne faut pas qu'on se fasse ‘ 'ré- allumer' ‘par le Conseil constitutionnel", a expliqué le Premier Ministre aux dirigeants de la filière des biocarburants, qui en demandent exonération pour leur secteur d’activités.

Dans un autre domaine plus immédiat, ‘’ allumer le feu’’ n’était surtout pas dans l’intention de François Fillon qui aurait pu redresser le col s’il avait tenu compte des galons de Présidentiable que Le Point, en couverture de son édition de Jeudi et en dix pages intérieures, lui avait attribués, sur la foi d’un sondage Ipsos.


Ce n’était évidemment pas le lieu ni l’heure et bien au contraire François Fillon, interrogé sur l’Edition du point qui lui est consacré, a détourné la question assez évasif en répondant : "Ça doit être pour fêter mon anniversaire, j'imagine", ce que les médias ont pu considérer comme une pointe d’humour, mais que je considère pour ma part comme une impertinence destinée à voiler le rôle de Joker qu’il assume dans les médias chaque fois qu’il y va de l’intérêt de Nicolas Sarkozy.

Par pure coïncidence, ‘’ j’imagine ‘’ cet article du point est publié justement le jour anniversaire des 56 ans de François Fillon, mais on peut tout imaginer , et y compris que la photo portrait de François Fillon qui figure en couverture du Point avec la légende « Enquête sur le Président Fillon, - La tentation de l’Elysée, - Pourquoi la droite croit en lui ", et les 10 pages qui lui sont consacrées à l’intérieur, sont un pu exercice médiatique tout à fait innocent , publié à son insu.


Pourtant en regardant la photo portrait, ça saute aux yeux qu’il a bien posé pour la circonstance relooké « Président », et qu’il s’agit bien d’un coup médiatique destiné à souligner, entres autres appréciations flatteuses, élogieuses si vous préférez, que pour 45 % des sympathisants UMP interrogés par les sondeurs , le Premier Ministre serait le candidat présidentiel « de rechange idéal » loin devant Alain Juppé et Dominique de Villepin, si Nicolas Sarkozy ne se représentait pas.

Vous avez suivi la manœuvre ?.... « devant Alain Juppé et Dominique de Villepin ».

Je n’en dirais pas plus « vous m’avez compris » … ! Pour moi il s’agit d’une manœuvre désespéré devant la montée dans l’opinion d’un Dominique de Villepin présidentiable !

L’habile discrétion de Monsieur François Fillon sur ce sujet brûlant a été rompu par Bruno Le Maire qui s’est improvisé son « porte parole » pour la circonstance qui a déclaré en sortant de son rôle de Ministre de l’agriculture :

"Les journalistes sont libres d'écrire ce qu'ils veulent".


Je me souviens d’une année où la visite du Premier Ministre François Fillon, savamment orchestrée pour faire oublier un dérapage verbal célèbre, lancé par le Président Sarkozy à l’adresse d’un visiteur qui avait refusé de lui serrer la patoune , avait donné lieu à une couverture médiatique très importante d’autant plus corsée aussi par le cadeau qui lui avait été offert d’une poule dénommée » Carla » sur le stand d’un éleveur célèbre, ce qui n’avait pas manqué de surenchérir tant à sa popularité qu’à celle d’une personnalité de premier plan très étroitement liée au Président de la République.


Bon attendons Samedi pour mettre un point final au Salon International de l’Agriculture 2010.

REVUE DE PRESSE : Lundi après une altercation, une femme de 43 ans percutée violemment par un camion-benne a succombé à ses blessures _

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